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Economic Illegalities and the Underground Economy in Cuba
Author: Archibald Ritter
EXECUTIVE SUMMARY
Pervasive economic illegalities of many varieties characterize day-to-day life in Cuba and the functioning of the Cuban economy. The causes of the illegalities are complex and include pre-Revolutionary roots, the nature of the central planning system, a "common property" attitude, unreasonable restrictions on self-employment, and the dual monetary and exchange rate systems and the arbitrage this promotes. But the most important cause is economic necessity. As part of their family survival strategies, people resort to actions that are illegal in order to make ends meet.
The consequences of the various types of illegality are complex and mixed. Those activities that are truly criminal in character are socially and economically noxious. Widespread low-level pilferage from state enterprises and institutions is also harmful, even though it assists in helping people make ends meet. Other types of illegalities, such as the payment of income supplements in cash or in kind by mixed enterprises or international organizations, are largely benign. Unlicensed (and hence illegal) micro-enterprise has mainly positive economic and social consequences, and its negative consequences result from the public policies that force it underground.
The Cuban Government’s current methods to reduce economic illegalities are exhortation, policing and punishment. These have had little effect. A number of fundamental economic reforms are required to deal with the issue, including liberalizing the licensing, tax and regulatory regimes for all legitimate micro-enterprises; reducing the scope for arbitrage by unifying the current dualism of the Cuban economy; andreducing the all-encompassing role of the state in order to reduce the “common property” attitude, which inclines people to pilfer. It will also be necessary to achieve real improvements in living standards so that people do no need to resort to economic illegalities in order to survive. Unfortunately, such economic reforms and a return to prosperity are some distance away.
RÉSUMÉ
Plusieurs types d’activités économiques illégales caractérisent la vie quotidienne et le paysage économique cubains. Les causes de ces illégalités sont complexes : certaines tirent leur origine de l’époque pré-révolutionnaire, d’autres de la nature de la planification centrale, des comportements liés à la « propriété collective », des limites excessives imposées aux travailleurs autonomes et de la dualité du système monétaire et du taux de conversion arbitraire que cela impose. Mais la cause principale demeure l’incapacité du système à satisfaire les besoins économiques de base. Pour survivre, les familles doivent s’en remettre à commettre des actes illégaux.
Les conséquences de ces activités illégales sont complexes et interreliées. Bien sûr, les activités qui sont réellement de nature criminelle sont socialement et économiquement néfastes. Quant au chapardage couramment perpétré au sein des entreprises d’État et des institutions, il est également nuisible, même s’il aide les Cubains à joindre les deux bouts. Par ailleurs, d’autres types d’illégalités comme le paiement de suppléments de revenu en espèces ou en nature par des entreprises mixtes ou des organismes internationaux, sont pour la plupart sans conséquence. Pour leur part, les micro-entreprises sans permis (et donc illégales) ont surtout un impact économique et social positif et les conséquences négatives résultent principalement des politiques publiques qui les obligent à exister dans la clandestinité.
Les méthodes appliquées actuellement par le gouvernement cubain pour réduire les activités économiques illégales sont l’exhortation, le recours aux services policiers et les sanctions. Ces mesures ont peu d’effet. Il faudrait entreprendre plusieurs réformes économiques fondamentales pour régler ce problème, notamment libéraliser l’émission de permis, mettre en place des régimes financiers et de réglementation pour toutes les micro-entreprises légales; diminuer l’importance de l’arbitrage en uniformisant la dualité de l’économie cubaine actuelle et réduire le rôle universel de l’État de manière à atténuer cette mentalité de « propriété collective » qui incite les gens à voler. Il faudrait également apporter de réelles améliorations au niveau de vie afin que les gens n’aient plus à commettre d’actes économiques illégaux pour survivre. Malheureusement, de telles réformes économiques et le retour à la prospérité sont encore bien loin. |